Partager l'article ! Sora, hoshi, umi no yoru: Ca fait bizarre, de retomber sur des vieux bouts de soi. Il est 02:28, nous sommes le 19 janvier 2010, et mon derni ...
Ca fait bizarre, de retomber sur des vieux bouts de soi.
Il est 02:28, nous sommes le 19 janvier 2010, et mon dernier article date d'avril 2009. Je me relis un peu, en souriant parfois, réalisant mon évolution. Comme j'ai changé ! Et pourtant, je suis
toujours la même ... C'est étrange de relire ces vieux écrits, c'est comme revoir de vieilles photos, mais en plus intense. J'ai l'impression de remettre une vieille mue, mais je n'y arrive
définitivement pas. Ce n'est pas désagréable de pouvoir faire la comparaison.
Aujourd'hui, si je suis là, c'est que j'ai de nouveau besoin d'écrire. Mais pourquoi, je l'ignore. De nouvelles vagues de mal-être frappe à mon port, de plus en plus fort.
J'ai appris un nouveau mot aujourd'hui, la "dépressivité" ("disponibilité à ressentir l'affect dépressif", autrement dit peur de la dépression avec combat perpétuel pour ne pas sombrer). C'est à
peu de choses près ce que je ressens. Comme des petites gouttes de pluie qui frappent à ma fenêtre, me disant : "viens, sors, viens danser avec nous !". Bien entendu, quelques années (mois ?)
auparavant, j'ai sauté dehors et tourné à en être trempée. Aujourd'hui, je sors, mais avec mon parapluie.
J'avoue que c'est assez étrange, pour moi, de ne pas céder. Ce serait tellement simple ! Mais non, aujourd'hui j'ai pris conscience d'un certain nombre de choses qui font que je suis "sortie de
la maladie". Je ne suis plus cette enfant noyée dans sa torpeur et son mal-être, aujourd'hui je me suis forcée à trouver une bouée, puis un radeau. Bien-sûr, la mer est toujours violente, je suis
toujours secouée, mais je me refuse à tomber à l'eau, et je refuse de me noyer. J'apprendrai, j'en suis sur, à nager très bientôt. Pour le moment je m'accroche, de toutes mes forces, à mon bout
de bois qui me soutient.
D'un côté, je suis contente d'avoir évolué, de ne plus être cette petite fille effrayée. Je peux aujourd'hui viser plus loin, faire des projets (même si aujourd'hui mes projets sont plutôt
autodestructeurs sur certains plans), et c'est une grande avancée.
De l'autre, c'est tout de même effrayant de voir mes barrières tomber, de voir des choses auxquelles je tenais s'envoler. Soit, j'avance.
Je réalise que je ne sais plus écrire comme je le voudrai, j'ai du mal à coordonner mes mots et obtenir la tournure que je désire. Tant pis, j'écris surtout pour moi même, et j'ai appris que les
apparences n'avaient plus aucune importance.
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